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NOVEMBRE 2015.

Derniers souvenirs de l’arbre de ma grande…

Espérons que sa semence résistera à l’hiver!

arbre de Lauriearbre de Laurie

NOVEMBRE 2016

Il y a un an…la Ville de Boucherville faisait couper l’arbre qui a pris la vie de notre fille.  J’avais pris plusieurs photos de cet arbre, qui bien malgré lui, faisait parti de ma vie.  J’allais régulièrement jaser avec cet arbre.  Un peu de ma fille s’y retrouvait.  Cet arbre si fort gardait la tête haute, les racines bien ancrées dans le sol, le tronc fort.  Il luttait contre les intempéries et passait les saisons sans faiblir.  Tout le contraire de ce que je vivais moi de mon côté.  Mes racines ébranlées, ma tête complètement troublée, je subissais les saisons et cherchais mes repères.

Quand je venais méditer à ses pieds et me nourrir de sa force, je puisais sa sagesse.  Quand il a été décidé de le couper…ce fut difficile pour moi.  Un deuxième décès.  Ce qui me reliait à ma fille mourait aussi.    Le lendemain de la coupe, j’ai trouvé un germe de vie au pied de la souche mère, protégé par le tronc principal.  ( voir le texte germe de vie)   Délicatement je l’ai cueilli et je l’ai ramené à la maison avec l’espoir de le faire pousser.

Malheureusement, malgré tous mes soins, il n’a pas passé l’hiver.  Mais le bois que nous avons pu récupérer,lui , a bien séché et a commencé à revivre dans les mains de mon conjoint.  Il était important pour nous que cette mort si atroce et horrible soit elle puisse quand même laisser quelque chose de beau.  Le bois de l’arbre qui a pris la vie de notre fille revivra dans des créations que nous ferons.  La première est cette table travaillée à partir de buche et de tranche du tronc principal.  L’essence est de l’érable argenté, un bois dur et magnifique.  Avec amour et patience, mon conjoint a travaillé ses pièces de bois afin d’en faire un meuble bien précieux à nos yeux.

Quand nos enfants sont petits, nous travaillons à leur donner des racines afin qu’ils puissent plus tard déployer leurs ailes.  Dans ce cas-ci…notre fille a déployé ses ailes trop vite à notre gout.  Nous avons donc travaillé nos racines, les racines de l’arbre qui a pris sa vie, afin de retrouver notre enracinement dans cette vie  et de retrouver notre équilibre.

Des racines et des ailes afin que ses ailes nous redonnent nos racines!

 

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